Les Entreprises Françaises nulles

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Le GEPA a fait le constat que les PME sont très mal équipées en outils numériques et quand elles le sont, elles visent plus à réduire les coûts de ces outils, plutôt qu’utiliser ses outils pour améliorer leurs process et gagner en productivité, voici quelques articles qui le confirment…

Selon le Cabinet Roland Berger les entreprises françaises sont notées 33/100 en transformation numérique. Aurélie Barbaux du magazine l’Usine analyse ce résultat des entreprises françaises et le vérifier.

Si les Français sont champions en matière d’usages numériques, pas les entreprises françaises ! Alors que 57% d’entre elles identifient bien le numérique comme un axe stratégique, elles ne sont que 36% à avoir formalisé une stratégie numérique, très en retard sur leurs homologues européennes et américaines, dévoile une étude du cabinet Roland Berger.

On s’en doutait. Une étude du cabinet Roland Berger, réalisée avec Cap Digital et le soutien de Google, le confirme. Il existe un paradoxe français en matière de numérique. Alors que les Françaises et Français sont très en avance en termes d’usage du numérique — une culture acquise autant grâce au Minitel, qu’à l’arrivée d’un 4e opérateur qui a libéré les usages en cassant les coûts, à l’e-administration ou au succès du Bon Coin — les entreprises françaises, elles, sont en retard. Et le cabinet chiffre ce retard, grâce à une enquête menée auprès de 505 entreprises françaises de plus de 50 salariés.

DUR PASSAGE À L’ACTE
Ainsi, si les Français utilisent à 93% internet (86% en moyenne chez les Européens), à 79% des services de banque en ligne (60% en moyenne en Europe) ou sont 53% à vendre en ligne (39% en moyenne en Europe) les entreprises françaises ne sont que 10% à être présentes sur un média social (20% en Europe), 57% à avoir un site Web (65% en Europe) et 25% à émettre ou recevoir des factures électroniques (27% en Europe).
Et alors que 59% des Français achètent en ligne (40% en 2008), seule 11% des entreprises françaises vendent en ligne, une proportion stable depuis six ans selon le digital Agenda Scoreboard 2014 de la commission européenne.
Pourtant, selon son enquête « Du rattrapage à la transformation, l’aventure numérique une chance pour la France », le cabinet Roland Berger avance que 57% des entreprises ont bien identifié le numérique comme un axe stratégique à moyen terme. Mais elles ne seraient plus que 36% à avoir formalisé une stratégie adaptée et seulement 20% à avoir nommé un responsable numérique.

Suite de l’article sur l’Usine Digitale

Dans cet article suivant, vous découvrirez de belles initiatives de transformation numérique au sein d’entreprises du CAC40, par contre la transformation numérique ne se réduit au CAC40, les PME auront plus de facilité à mettre en place ces transformations.

Que ce soit pour leurs clients ou leurs salariés, pour faire face à la concurrence ou nouer des partenariats, les entreprises du CAC40 se numérisent à tout va et souvent de façon originale. Tour de piste d’initiatives remarquables.
Pourquoi les grandes entreprises mondiales investissent-elles dans la transformation numérique ? Pour trois raisons principales, selon une étude de Capgemini et du MIT Center for Digital Business («Digital, a transformation roadmap for billion-dollar organizations», 2011) : pour répondre à la pression des concurrents (à 72%), des consommateurs (70%) et, loin derrière, des employés (32%). Logique : évoluant dans un environnement de plus en plus concurrentiel, elles craignent avant tout de se laisser distancer par leurs pairs sur un sujet qu’elles savent crucial pour leur avenir. Les clients, eux, veulent être traités de manière personnalisée et s’impliquer davantage dans la vie des sociétés. Enfin, les salariés souhaitent collaborer avec leurs collègues comme ils échangent avec leurs amis et apportent au travail des outils « subversifs » au regard des politiques traditionnelles des directions des services informatiques. Les sociétés du CAC40 partagent ces préoccupations. Si elles ont entrepris de muter, c’est afin de fournir au consommateur une expérience plus riche via différents canaux et de lui proposer des offres plus pertinentes grâce à l’exploitation de ses données. Pour ce faire, de nouveaux outils de formation permettent d’« acculturer » les salariés aux enjeux numériques, tandis que les réseaux sociaux internes favorisent leur collaboration tout en cassant les silos. Le management évolue pour donner l’exemple, avec la nomination et la promotion hiérarchique de directeurs de la transformation numérique. Enfin, les sociétés s’ouvrent à l’innovation de l’extérieur via le crowdsourcing ou le développement d’un écosystème fondé sur les partenariats avec les start-up, les PME ou les universités. Voici une sélection des initiatives les plus originales des composantes du CAC40 en la matière, susceptibles de nourrir la réflexion de l’ensemble des sociétés.

Suite de l’article sur le site des Echos.

01 Net dans le prochain dossier va vous mettre en avant les enjeux de la transformation numérique secteur par secteur. Organisations en silos, déficit de compétences, investissements restreints… McKinsey pointe les difficultés des entreprises françaises à se numériser tout en proposant des pistes dans le BTP, la banque ou la distribution.

C’est une somme. En 140 pages, McKinsey a cartographié la mutation numérique des entreprises françaises menant l’enquête auprès d’un échantillon de 500 sociétés, dont 325 PME. Quatre ans après une étude controversée sur l’impact de l’internet sur l’économie française où le cabinet américain laissait entrevoir avec le numérique un immense potentiel de richesses et d’emplois pour notre pays, le constat est cette fois moins optimiste.
Le poids du numérique à l’échelle macroéconomique reste certes substantiel. Il représente 5,5 % du PIB français, soit davantage que le secteur des services financiers (4,8 %), et rattrape celui de la construction (6,3 %). Les emplois directs du numérique constituent 3,3 % du total de l’emploi salarié en France, soit une fois et demi de plus que l’agroalimentaire. Enfin, en maintenant les prix à la baisse (services gratuits, échanges de biens…), le numérique fait gagner en pouvoir d’achat à raison de 20 euros par internaute et par mois.
Pourtant, en termes de contribution du numérique au PIB total, la France ne se situe qu’au milieu du peloton des 13 plus grands pays développés constitué des membres du G8 et d’économies émergentes ou pionnières du numérique (Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde et Suède). « Elle se classe en 2013 en 8ème position au sein de cet échantillon, soit un rang équivalent à celui qu’elle occupait en 2010 », note l’étude.

La suite sur le site de 01NET de l’article de Xavier Biseul et Frédéric Bergé.

Enfin un point important abordé par l’artcile de ZDNet de Michael Krigsman sur l’intérêt que le directeur financier s’investisse totalement dans le choix des investissements de la transformation numérique de son entreprise. Par contre il ne doit plus les analyser de la même manière car en matière de productivité il faut savoir investir différemment pour économiser et « gagner de l’argent ».

Les recherches indiquent qu’il est grand temps pour les directeurs financiers de reconsidérer les modèles historiques en matière de valeur, d’investissement et de rendement. Les discussions concernant la transformation numérique de l’entreprise tournent généralement autour du marketing et de son responsable. L’idée courante est que la transformation numérique se résume principalement à un ensemble d’activités marketing en ligne, telles que l’e-commerce, la création de communautés et l’interaction avec les clients par le biais des médias sociaux.

Toutefois, certains observateurs avertis reconnaissent que la transformation numérique affecte de manière significative les opérations et les modèles d’entreprise. Ganesh Bell, responsable du service numérique pour General Electric Power & Water, a évoqué lors d’un entretien pour CxOTalk le rôle des capteurs, des données et des analyses dans l’amélioration des produits industriels et des services de son entreprise. Dans le cas de GE, la transformation numérique inclut, entre autres, le marketing et le développement de produit.

Quel rôle joue le directeur financier ?

Bien que la transformation numérique aille généralement de pair avec de nouveaux modèles d’entreprise, le rôle du directeur financier est rarement évoqué dans les discussions autour de la dite transformation, de l’innovation et des perturbations. Cette présence discrète est due à plusieurs facteurs. Le directeur financier est perçu comme un comptable plutôt que comme un as du numérique, ce qui ne joue pas en faveur de son inclusion dans le débat. De surcroît, il occupe un rôle d’arrière-plan en matière de marketing, de réseaux sociaux et de communication sur l’innovation. En dépit de ces stéréotypes, une chose est sûre : la modification du modèle d’entreprise indique souvent un changement de cap dans la manière dont une entreprise investit ses ressources et génère un rendement. Selon ce raisonnement, le directeur financier doit tout naturellement participer aux efforts de transformation numérique.

Un article du Wall Street Journal suggère une autre bonne raison pour laquelle les directeurs financiers ne sont pas au premier plan des discussions sur la transformation numérique. Pour Barry Libert, PDG de OpenMatters, un directeur financier qui se soucie uniquement de la création de valeur est complètement dépassé par l’ère numérique.

La suite sur ZDNET

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