EDITO MARS 2015

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Un changement désirable

 « Rien ne se perd, rien ne se créer, tout se transforme». Ce constat de Lavoisier rappelle qu’il n’y a, aujourd’hui, ni plus ni moins de composants naturels qu’à l’origine de la Terre. Tout réside dans la valorisation de l’existant, dans l’intelligence de sa transformation, de sa substitution et de sa préservation, dans l’utilisation raisonnable et durable des biens produits.

La société de consommation, adossée à l’obsolescence programmée, dont le caractère révolutionnaire a marqué le XXème siècle, a atteint ses limites éthiques et devient matériellement impossible à maîtriser et suicidaire à long terme.

Si nous ne changeons pas de mode de consommation la pénurie s’imposera, au moins à une partie croissante de l’humanité dont la frustration ne pourra que générer des conflits dont le premier avatar est ce terrorisme dont l’imposture religieuse cache des frustrations profondes.

Ceci ne suppose évidemment pas un retour à la bougie, au cheval de labour et à une communauté de chevriers dans le Larzac. Il s’agit seulement, une nouvelle fois, d’un défi à l’intelligence et au génie humain. Le changement, l’évolution, sont des constantes, des impératifs naturels liés à des phénomènes climatiques et démographiques, voire culturels.

En l’absence de volonté/désir, ce changement passe en force et c’est la révolution. S’il est désiré/reconnu il est alors géré et accompagné, c’est l’évolution.

La survie, le plaisir, le profit sont les moteurs fondamentaux de nos choix. Une gestion raisonnable des ressources naturelles s’impose à tout individu intelligent. Ce choix de survie dépendant de notre capacité à former et convaincre. Un monde plus équilibré, générant moins de tensions et de stress, plus optimiste quant à son avenir, ouvre la possibilité du plaisir. Enfin, et l’histoire nous le rappelle constamment, il ne peut y avoir de développement et de croissance réelle sans que ceux-ci soient portés par des initiatives individuelles y trouvant épanouissement personnel, création de valeur ajoutée et de profit.

La réconciliation de l’écologie et du développement durable avec l’Entrepreneur est un impératif majeur, et le constat évident d’une réalité portant la dynamique d’une croissance économique sans laquelle nous aurons le chaos. Aux écologistes de comprendre que les meilleurs alliés de leurs convictions, et la garantie de leur mise en œuvre, sont l’Entrepreneur et les valeurs qu’Il porte. A l’Entrepreneur de distinguer, souvent derrière le masque de l’idéologie voire de l’utopie, l’intérêt exceptionnel de la nouvelle économie qui se dessine.

Elle est impérative et désirable.

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