Edito du Président Mai 2019

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Le mois du muguet, de l’Europe,…

Un joli bouquet de Muguet comme porte bonheur. Comme le veut une des légendes, Charles IX, en 1561, a fait naitre une longue tradition. Aujourd’hui, nous y ajoutons la fête du travail. Curieuse pratique, que de fêter le travail, par l’oisiveté imposée à tous … Mais comprenne qui pourra.

Le mois de mai, c’est celui de l’Europe. Tout d’abord le 9 mai est son anniversaire. Ensuite, le 26/05, les français iront aux urnes pour les élections européennes. Cela n’intéresse pas beaucoup les médias qui préfèrent, sans doute, les images d’affrontement. Depuis 1945, nous vivons dans une des rares régions du monde en paix, grâce à la mise en place d’une structure européenne. On peut dire chapeau l’Europe, de nous avoir épargné les conflits de nos aïeuls. En remerciement, nous l’accusons de tous les maux, nous lui faisons supporter toutes les lâchetés nationales, en l’accusant de nous imposer des mesures auxquelles nos gouvernants ont participé. Même si elle n’est pas parfaite, la paix durable n’en vaut-elle pas la chandelle ?

Lors de la dernière soirée « PME et international », nous avons vu comment l’Europe était une chance pour beaucoup d’entreprises exportatrices. Obtenir le label CE pour ses produits, c’est pouvoir commercer dans l’ensemble de la zone euro, sans aucune contrainte. Face à des grandes puissances, comme les Etats-Unis ou la Chine, nos entreprises ont besoin d’un terrain de jeu suffisamment grand pour avoir un marché intérieur étendu.

En 2016, moins de 2 % des votants, en Grande-Bretagne, ont fait basculer le pays vers la sortie de l’Union Européenne. C’est peu. Cela montre que la mobilisation de chacun est importante lors du prochain scrutin. Il est frappant de voir les partis anti européens, qui la dénigrent à longueur de journée, se faire attraper la main dans le sac à s’arranger avec les fonds publics européens. Ceux qui affichent les vertus, n’embrassent, dans la réalité, que l’esprit de lucre qui les anime. Est-ce bien moral, tout cela ?

Le mois de mai, c’est enfin, le gouvernement qui tente trouver une issue au gilet jaune. C’est compliqué, tant les intérêts sont contradictoires. Il est difficile de trouver des corps intermédiaires, comme les syndicats, pour dialoguer, tant ils sont faibles, déconsidérés et dépassés. Certains s’arcboutent à des soi-disant acquis sociaux essayant de freiner les évolutions. La clause Ceteris Paribus (Toute chose égale par ailleurs), n’existe que dans les livres d’économie. Le monde change, l’espérance de vie évolue favorablement, la médecine fait des progrès. Tous ces paramètres vivants nécessitent une adaptation, notamment celle de l’âge de la retraite. François Mitterrand a fait passer l’âge de la retraite de 65 ans à 60 ans. Depuis un totem en est fait.  Préférerions-nous tous partir à la retraite à 60 ans, en ayant peu de revenus, en devant être aidés par nos enfants ou nos proches, plutôt que de partir à un âge raisonnable et avoir une retraite décente ? A non, j’ai oublié, il y a une solution démagogique dans le pays le plus taxé du monde, il faut faire payer les riches…

     

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