Edito du Président Frédéric REGIS – Septembre 2018

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Toute l’équipe du GEPA vous souhaite une bonne rentrée.

Les feuilletons de l’été s’achevant, ceux du GEPA sont à l’affiche. Le GEPA vous propose, à la une, plusieurs épisodes qui vont se dérouler sur le mois de septembre.

Notez dans vos agendas, le 6 septembre, la première Garden Party organisée par la Mairie de Meyreuil en partenariat avec le GEPA et le pôle Sainte Victoire. Pour le GEPA, nous sommes déjà plus de 100 inscrits…

Lors de mon dernier édito, je vous ai parlé des nouvelles commissions. Un club affaire aura lieu le 27/09, afin que vous puissiez découvrir et vous inscrire dans les différentes commissions. Je suis certain, que quels que soient vos centres d’intérêts, quelles que soient vos disponibilités, vous allez trouver le feuilleton qui vous passionnera.

Côté feuilleton de l’été, la parole des entrepreneurs a été portée, lors de la réunion, organisée, par les députés Mohamed LAQHILA et Jean Marc ZULESI à The camp le 23 juillet sur la loi PACTE.

Au-delà de cette loi PACTE, qui va être votée, au parlement, en octobre, qui comporte des mesures utiles, qui régleront quelques difficultés ici ou là, j’ai clairement affirmé que le compte n’y était pas (Cf. la Provence du 25/07).

Nous sommes dans une phase de fortes mutations technologiques, de fortes contraintes environnementales, de fortes tensions migratoires, ce qui nécessite, pour tous, de devoir s’adapter. Pour s’adapter, il faut que les entreprises, l’Etat et les collectivités territoriales aient des moyens financiers.

Lorsque l’on voit l’empilement des structures administratives (communes, Communautés de commune, métropoles, Départements, Régions,…), nous dépensons un « pognon fou » -pour reprendre une célèbre expression- pour une inefficacité maximale. Comment être efficace, quand on  multiplie les points de décisions ? Comment être efficace, avec une structuration aussi complexe ? Comment bien gérer l’argent public, quand il brûle en pure perte dans des frais de fonctionnement superfétatoires ? Comment avoir des marges de manœuvre, lorsque le pays cumule de tels déficits avec des records mondiaux d’imposition ?

Tout le monde semble d’accord sur ces constats, pour faire certaines réformes. Mais, ce qui importe, ce n’est pas l’apparence, l’image, c’est le résultat sur le terrain. Lorsque l’on voit que les fusions des régions ne conduisent à aucune économie (on a même maintenu deux hôtels de région, là où il ne devrait y en avoir plus qu’un). Lorsque l’on voit, pour l’instant, que la métropole Aix Marseille génère des surcoûts de fonctionnement supplémentaires. Quand on voit que la communauté de commune de Marseille s’est endettée de façon déraisonnable, sans avoir les moyens de rembourser les dettes contractées ; on se dit que notre pays ne prend pas la direction de l’efficacité dans les réformes et sa gestion.

Nous sommes empêtrés dans le clientélisme, les guerres de clochers, les corporatismes, les mauvaises organisations des tâches, les conservatismes. Notre pays diagnostique le mal, mais personne n’a le courage de faire les réformes efficaces, car les porteurs d’obstacles savent être convaincants. Des réformes efficaces, c’est comme un travail efficace, elles ne se voient pas dans le discours inutile, mais dans le résultat concret. Alors arrêtons le cinéma des incantations, des pseudo lois qui réforment, retroussons nos manches et faisons les réformes que la plupart de nos amis européens ont faites.

Il faut changer le système. Changer les personnes n’est pas suffisant. Il faut imposer des règles de gestion aux élus, comme un chef d’entreprise en supporte. Regardons, par exemple, ce qui se fait en Suisse avec l’application de la règle du frein à l’endettement qui empêche les dysfonctionnements observés en France. Savez-vous que les réformes des regroupements des communes en Allemagne, en Suède ou en Belgique ont été faites dans les années 70. Savez-vous que l’impôt à la source, qui fait débat au sein même des forces patronales, est mis en place dans tous les pays d’Europe à l’exception de la Suisse et de la France. L’Allemagne l’a mis en place en 1920, l’Espagne en 1979, les Pays-Bas en 1941, la Belgique en 1962 (source le Figaro). Je sais que comparaison n’est pas raison. Mais sachons nous inspirer de nos amis européens qui ont fait les réformes nécessaires qui leur permettent de faire, aujourd’hui, les investissements nécessaires à leur avenir pour s’adapter aux changements du monde.

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