Edito du Président du GEPA – Mars 2020

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Quand la fièvre médiatique tue l’économie !  

Les chaines d’information ont trouvé un nouveau sujet à se mettre sous la dent : le Coronavirus. La panique envahie le monde ! Le professeur Didier Raoult, directeur à l’IHU – Méditerranée Infection appelle au calme dans tous les médias, sans forcément être entendu. La peur fait monter l’audimat, et remplit les tiroirs caisses des chaines d’information…  Elles fonctionnent comme des mauvais feuilletons télévisés. Une fois les dégâts faits, on passe à autre chose, pour continuer la course à l’audimat. Mais en attendant, nos activités économiques souffrent dans plusieurs secteurs.

Dans le télégramme de Brest ce mardi, il est écrit « plus de 92 000 personnes ont été identifiées comme porteuses du nouveau coronavirus dans le monde, depuis le début de l’épidémie. » Si nous faisons les calculs, 3.3 % sont mortes et plus de la moitié ont guéri. Les autres sont en cours de traitement. « Sans compter les personnes qui ne se savaient pas porteuses du SARS-CoV-2 et ont vaincu le virus à la seule force de leurs défenses immunitaires. »

Il est rappelé à la une de la Provence du 28/02, que chaque année, 10 000 personnes, en France meurent de la grippe. S’il fallait une dépêche à chaque fois que quelqu’un est touché, nous serions tous en quarantaine.

Alors ne paniquons pas ! Ce n’est pas le virus qui risque d’affaiblir, ou de tuer les entreprises les plus fragiles, mais c’est la panique irrationnelle qui s’empare de l’information, et affole les populations. Seuls, les malades doivent se protéger avec des masques. D’ailleurs, cette pratique asiatique pourrait nous inspirer pour éviter bon nombre de maladies à l’avenir comme la grippe, les rhumes,…

Dans ce contexte de panique générale, le gouvernement est passé en force sur le régime des retraites. Les plus vertueux paieront pour les cancres. Les réserves accumulées, depuis des années, par certains comme les avocats, par exemple, iront combler les déficits des régimes très spéciaux,  les vrais privilégiés du système. Sans aucune éthique, sans aucune morale, avec la complaisance du gouvernement, les cigales prennent le pain de la fourmi…

Du coup les élections municipales sont reléguées en arrière-plan. Des règles du CSA empêchent les journaux de traiter équitablement tous les candidats. Les journalistes ne peuvent pas faire leur travail comme ils l’entendent, car la priorité doit être donnée aux candidats ayant des étiquettes. Mais tout le monde s’en fou. Ce monde ne tourne plus très rond !

Frédéric REGIS Président du GEPA

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