Edito du Président du GEPA – Mai 2020

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Le COVID a vidé l’économie de son activité !

L’économie à l’arrêt, depuis des semaines, est un drame pour bon nombre d’entrepreneurs. Nous voyons arriver la fin du confinement, qui nous l’espérons tous, sera confirmé dans les jours qui viennent. Nous savons, parce que nous le sommes, que l’entrepreneur sait faire preuve de résilience. Méfions-nous de l’effet Pygmalion. Nous auto conditionnons nos comportements par rapport à nos croyances, pour les transformer en réalité. Alors, croyons que l’avenir sera positif, et porteur pour l’économie, afin que nous mettions en œuvre des comportements inconscients pour atteindre cet objectif collectif, et individuellement salvateur. L’effet papillon, nous le connaissons tous maintenant. Un individu quelque part dans le monde, peut déclencher une pandémie planétaire. L’effet papillon fonctionne aussi en économie. C’est la décision de chacun en tant qu’investisseur, consommateur qui donnera le signal de la reprise économique. Ne sous-estimons pas notre rôle, il est déterminant.

Pendant ces semaines, nous avons découvert le visage du vrai service public, celui au service du citoyen. Bien sûr, il y a le personnel soignant, dont c’est le métier, et qui l’a fait avec cœur, force et dévouement. Mais, je ne parle pas de ces héros ! Non, ce n’est pas n’ont plus ceux qui sont payés pour ça, et dont beaucoup ont peur de reprendre. Il suffit de regarder l’état de l’entretien des chemins, la collecte des déchets du tri sélectifs, … pour se rendre compte que même les activités présentant peu de danger sont à l’arrêt. Pourtant ne bénéficiant pas du chômage partiel, les fonctionnaires auront leurs salaires maintenus, et sans doute pas à 80 %…

Pour moi, au cours de ces semaines, les vrais héros du service public, ce sont les caissières des magasins, les épiciers, les transporteurs, les dépanneurs, les employés du téléphone, de l’énergie,… Toutes ces personnes qui ne sont pas considérées comme offrant un service public, ont eux seuls assuré la survie de l’ensemble de la population. Le vrai service public, c’est vous ! Donc bravo à vous ! C’est vous que nous devons applaudir tous les soirs, en plus du personnel soignant. C’est à s’interroger sur le service public, et à se demander, si le service public représente quelque chose dans sa dimension au service du public, chez les titulaires des postes. Les supermarchés se sont organisés, mais les enseignants ne le peuvent pas.

Au lieu de les remercier, comme il se doit, les magasins ont été victimes de polémique de la part de politique, en mal de notoriété, au sujet des masques. Mais heureusement, que dans notre pays nous avons des entreprises qui savent être organisées, atteindre des objectifs et prendre leur responsabilité. D’ailleurs, ce serait intéressant de voir à quel prix la grande distribution, dont c’est le métier, a eu les masques et de le comparer, sans malice, avec celui des collectivités territoriales… Félicitations aux acteurs de la grande distribution qui vont permettre à chaque français de pouvoir se protéger et de pouvoir faire repartir l’économie toute entière.

A titre personnel, je n’en peux plus de ces réseaux sociaux abreuvés par des pseudo-sachant, des pseudo-faisant,… Ayons la modestie de reconnaitre que nous sommes dans un système complexe avec de nombreuses inconnues, et que l’action doit s’adapter à chaque fois qu’une inconnue est découverte. Nous avons un système de santé qui a tenu, et la tendance de la pandémie, laisse à penser que des bonnes décisions ont été prises.

Après le 11 mai, les véritables héros seront les entrepreneurs qui prenant leur responsabilité à deux mains vont rouvrir leur entreprise, accueillir leurs clients tout en mettant en place les mesures de sécurité sanitaire qui s’imposent. Nous sommes responsables de la santé de nos collaborateurs, comme de celle de nos clients. Face à cela, nous nous attentions à un soutien de la part de tous les pouvoirs publics. Qu’est-ce qu’on voit ? Les maires, les présidents des conseils départementaux, régionaux, refusent d’ouvrir les établissements scolaires et agitent les peurs. Les personnes qui se plaignent à longueur d’année de trop de centralisation, refusent d’endosser les responsabilités. Réfléchissons un instant. Si toute la France adoptait le même comportement, qu’est ce qui se passerait ? Ce serait un effondrement de notre pays. On ne pourrait plus rien payer, plus rien manger, plus se déplacer, plus se chauffer, plus communiquer,… Tout le monde resterait chez soi…. Alors, messieurs, mesdames les politiques, en guerre, nous avons besoin de généraux qui nous conduisent à la victoire, et pas de femmelettes qui fuient et abdiquent devant l’ennemi.

Mener le vrai combat, ce n’est pas l’achat par chacun de masques qui font aujourd’hui doublon (département, villes,…) et que beaucoup peuvent fabriquer ou se procurer. Menez le combat, ce n’est pas faire de la communication, pour exister ou pour préparer les municipales entourées, par des équipes de communicants. Mener le combat, ce n’est pas que chaque baron créé son prêt (Conseil Régional, Conseil Départemental) avec des canaux de distribution différents, multipliant les formalités et les coûts de distribution. Mener le vrai combat, c’est faire en sorte que chacun d’entre nous retrouve le plus rapidement possible sa vie d’avant. Mener le vrai combat, c’est pouvoir tester massivement, mettre en quarantaine les personnes infectées ainsi que leur entourage, organiser pour que les activités reprennent, et bien sûr poursuivre la recherche sur le traitement. Pour cela, il nous faut des généraux qui organisent et qui assument des responsabilités. Au lieu de fustiger les autres, que chacun prenne sa part de responsabilité et agisse sur son cercle d’influence. C’est ainsi que nous gagnerons !

  Frédéric REGIS Président du GEPA  

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