Edito du président du GEPA – Juillet 2020

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Tenons le coup !

Heureusement, la pandémie semble derrière nous sur notre territoire national. Lorsque l’on scrute ce qui se passe dans d’autres pays, la situation n’est pas réjouissante. Un deuxième blocage complet de l’économie à travers un nouveau confinement tuerait définitivement toute l’économie de ce pays.

Il est important que chacun d’entre nous reprenne ses activités normales. L’activité économique est générée par le flux monétaire que l’on transmet d’un commerçant à un autre, d’une entreprise à une autre, d’un particulier à une entreprise. C’est ainsi que l’économie fonctionne. Il n’y a rien de pire qu’une épargne qui dort. On nous annonce que les français ont fait 55 milliards d’économie. Il y a de quoi faire une belle relance de l’économie, si chacun d’entre nous fait fonctionner les commerces, les entreprises, les artisans de notre beau pays.

La fin du mois de juin a été marqué par les élections municipales, dont le seul gagnant a été l’abstention. Sur Aix, seuls 35 % des électeurs inscrits sur les listes électorales se sont déplacés. Nous arrivons à une situation où le maire de la ville est élu par 15 % de l’électorat. Certes il y a la Covid. Mais lorsque l’on voit les terrasses bondées, je crois qu’il y a une autre raison. La raison est que le système politique n’arrive plus à produire des candidats qui donnent envie qu’on s’intéresse à la politique. Les partis sont incapables de se renouveler. Les choses ne changent jamais. Nous sommes enfermés dans un système où l’on créé toujours plus de structures et où on demande toujours plus d’impôts. Pourquoi ? Car le politique a perdu le sens du collectif et de l’intérêt général. Il est enfermé dans ses propres intérêts. On maintient les structures, car à chaque fois c’est une rémunération supplémentaire pour l’élu. Au niveau national, l’élite politique est juge et partie. Lorsque l’on sort de l’ENA et que l’on exerce des fonctions politiques, on vote des lois pour protéger sa caste, on fixe soit même sa rémunération, sans contrainte d’un marché. Pour éviter cette dérive vers le fonctionnariat de notre pays, pourquoi ne pas interdire aux hauts fonctionnaires d’exercer des fonctions politiques ?  Cela est le cas pour l’armée et la police. Cela permettrait à notre pays de respirer et que les lois ne soient pas votées par ceux qui vivent de la rente et du système. Pourquoi ne pas donner plus de pouvoir à la Cour des Comptes ? Lorsque dans nos entreprises, nous avons un contrôle URSSAF ou fiscal, est ce qu’il est consultatif ? Non. Et bien pourquoi tolérons-nous un si faible contrôle sur nos élus ? Est-il normal que la loi existe pour protéger une caste ? Il n’y a aucune catégorie d’homme ou de femme plus vertueuse qu’une autre. Il faut provoquer un électrochoc afin que la population adhère de nouveau à son système de représentation. Il faut remettre tout à plat et aller vers plus d’éthique. Les personnes qui se donnent la peine d’investir, d’entreprendre doivent être récompensées. Les personnes qui souhaitent profiter du système collectif sans fournir de contrepartie, doivent être découragées. Les personnes qui commettent des actes de délinquance doivent être sanctionnées. Il n’est pas normal dans un pays que la victime ou les policiers soient à ce point à mal. La police est le rempart qui permet à chacun d’entre nous de mener une vie paisible. Les attaques contre la police sont intolérables dans un état démocratique. Il est normal dans un Etat que les délinquants et les terroristes soient sanctionnés. Notre Etat, trop laxiste, ne sanctionne plus les délinquants qui empoisonnent la vie des français au quotidien. Il est temps de rétablir des valeurs. Bien sûr la police doit respecter les règles.

Où ce faible taux de participation va-t-il nous conduire ? C’est inquiétant ! Car cela signifie que la population ne se reconnait plus dans le système et que les politiques n’ont plus vraiment la légitimité du peuple. Avec un si faible taux de participation, ce sont les bénéficiaires des systèmes clientélistes mis en place qui font l’élection. Du coup en n’allant pas voter, les électeurs reconduisent le système qu’ils rejettent.

A l’heure des réseaux sociaux, de la communication instantanée, est ce que le mode démocratique tel que nous le connaissons est encore adapté ? Lorsque l’on parle avec des dirigeants d’entreprise, ils nous disent que pour limiter les phénomènes de corruption, de collusion d’intérêts, il faut muter les personnes pour éviter que des systèmes mafieux se mettent en place. C’est tout l’inverse que nous faisons dans notre pays, avec un statut de la fonction publique qui en figeant les emplois permet à la corruption et à la paresse de se développer.

Profitons du COVID pour remettre notre fonctionnement en cause pour aller vers une ère plus vertueuse, plus respectueuse du travail de chacun, de notre environnement. C’est une saine utopie d’y croire, car l’espoir nous permet de continuer.

Frédéric REGIS Président du GEPA    

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