Edito du Président du GEPA – Février 2020

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Pour paraphraser Jonh Caffey, « je suis fatigué de voir les hommes se battre les uns contre les autres. Je suis fatigué de toute la peine et la souffrance que je sens dans le monde. Il y en a trop. C’est comme si j’avais des bouts de verre dans ma tête. »

Les années, les décennies se succèdent et les pratiques ne semblent pas évoluer. C’est souvent celui qui montre le plus gros muscle, qui l’emporte sur la majorité silencieuse. L’éthique qui permettrait de mettre d’accord tout le monde demeure absente.

En ce moment, les habitants de Marseille sont pris en otage par les éboueurs qui ne ramassent plus les ordures. Les entreprises liées à l’activité du Port subissent également un désastre économique (100 millions d’euros de perte), due à une grève sans précédent depuis de nombreuses   années. On ne comprend pas le lien entre ces grèves et le sujet des retraites, si ce n’est de nuire à l’économie et à l’emploi. Les professions libérales sont mécontentes du sort qui leur est réservé au regard des régimes autonomes de retraite, car elles se retrouvent ponctionner et le vivent comme une injustice.

Notre système de solidarité des retraites repose sur l’hypothèse de l’existence d’une suite exponentielle dans l’augmentation de la population, (2 enfants, puis 4 puis 16,…) pour maintenir un équilibre durable. Comme, l’augmentation de la population, suit une progression arithmétique, le système n’est pas viable à long terme, en dehors d’une augmentation des taxes pour payer les retraites. Pourquoi ne pas se montrer plus pragmatique, qu’idéologique pour garantir à tous une retraite décente ?

Ne peut-on pas dans un pays aussi riche que le nôtre, trouver des solutions pour satisfaire un ensemble de personnes. Je crois que beaucoup sont prêts à faire des efforts, si la justice et l’équité sont à l’œuvre. Nous avons une impression de flou. On ne sait pas à quoi s’attendre.

Alors, si nous voulons préserver notre système de solidarité, défendons un intérêt collectif réel, au lieu de s’en servir comme étendard, alors que derrière ne se dissimule qu’un intérêt simplement nombriliste.

Frédéric REGIS Président du GEPA

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