Edito du Président du GEPA- Décembre 2019

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Une nouvelle grève se prépare

Le mécontentement gronde à nouveau dans le pays. Le pouvoir se prépare à la pire des situations avec une paralysie des transports, la réquisition des forces de l’ordre. Certains des sujets qui ont déclenché la précédente crise des gilets jaunes sont remis sur le tapis, comme la suppression du gasoil non routier.  Les entreprises du bâtiment vont être fortement pénalisées. Il y a donc mobilisation générale ! En plus, s’ajoute, une réforme des retraites, qui n’apparait pas claire, ni très équitable. Le gouvernement nous dit que nous devons tout mettre sur un même pied d’égalité. Cependant nous mélangeons les régimes spéciaux qui font appel aux contribuables, avec les régimes autonomes qui s’auto gèrent (avocat, expert comptable,…). Le gouvernement semble mettre tout dans un même sac, mais ces régimes sont différents. Les uns coûtent des milliards aux contribuables, les autres ne coûtent rien. Il faut bien sûr avoir une vision à long terme, et revoir l’évolution des régimes de retraite avec certaines professions vieillissantes. Cependant, il ne faut pas que les régimes vertueux se sentent punis d’avoir bien géré leurs fonds, voire soient spoliés par ceux qui vivent allègrement sur le dos du contribuable. Les régimes de la SNCF ou des Charbonnages de France coûtent des milliards aux contribuables, chaque année, alors que celui des avocats ne coûte rien. Il faut dans ce pays qu’on arrête de taxer toujours les mêmes, sous prétexte qu’ils appartiennent à la masse silencieuse. Il est évident qu’il faille réformer. Mais, récompenser l’éthique et le bon sens, plutôt que les muscles, cela apaiserait les choses de façon durable.

Arrêtons, d’être le pays où la solidarité va vers le plus fort. Lors de la dernière soirée des talents, le brillant Olivier Torres, nous a fait observer que les personnes les plus vulnérables sont les chômeurs de longue durée, et que les personnes soumises aux plus fortes doses de stress sont les chefs d’entreprise. Pourtant ces deux catégories de personnes n’ont pas droit à la Médecine du Travail. Regardons dans certaines villes, combien de personnes dorment dans les rues ? Combien d’étudiants dorment dans leur voiture ? Mais ces gens-là n’ont pas la faculté de nuire, ils sont délaissés. Il y a peut-être des questions à se poser sur ce que doit être la solidarité….

Frédéric REGIS Président du GEPA  

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