Des Métropoles à s’inspirer…

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Le GEPA vous présente un article de GoMet’, nouveau média sur Aix Marseille, sur cinq autres métropoles dont Aix-Marseille-Provence peut s’inspirer.

Il est toujours hasardeux de comparer les villes, tant les logiques politiques, les sociologies et les bagarres personnelles rendent les territoires différents. En revanche, pourquoi ne pas s’inspirer de ce qui a été fait ailleurs ? Voici quelques exemples de ce qui a déjà marché au niveau métropolitain.

De quels autres métropoles le territoire d’Aix-Marseille-Provence peut-il s’inspirer ? Lille, Paris, Barcelone, Auckland, Londres… En France ou à l’étranger, certaines métropoles ont su émerger avec, chacune, des qualités différentes. Que ce soit l’offre culturelle de l’Eurométropole lilloise ou bien la qualité du débat public qui a vu naître la métropole londonienne, Marseille peut trouver matière à s’inspirer. Si elle le souhaite.

1) Lille 2004 : faire de la culture un tremplin de la métropole

En 2004, neuf ans avant Marseille, Lille devient capitale européenne de la culture. Avec elle, 193 communes font vivre 2 500 manifestations, où se produisent 17 000 artistes pour un total de neuf millions de visiteurs. Un énorme succès orchestré par Didier Fusillier. Et qui a surtout trouvé une continuité à travers le programme culturel Lille 3000, dont Didier Fusillier, proche de Martine Aubry, est également le directeur.
La sélection de la ville au label de capitale européenne de la culture apparaît alors comme « l’aboutissement d’une démarche ancienne dans laquelle le pouvoir politique s’est initialement peu inscrit, écrit Rémi Lefebvre, chercheur et professeur de science politique à l’université Lille-2, qui connait bien ce sujet, dans un article intitulé La culture enrôlée par le politique et le territorial et publié dans le livre La dimension culturelle du développement (L’Harmattan, 2010). L’idée d’une candidature de Lille au label est, elle, née au sein du Comité Grand Lille, lieu d’échange de points de vue entre élus et élites économiques engagés dans le processus de métropolisation de l’aire urbaine lilloise ». En somme, la métropole a précédé Lille 2004. C’est tout l’inverse de Marseille Provence 2013, qui est, en quelque sorte, une rampe de lancement de la future métropole.

Marseille et Lille ont donc des parcours différents. D’autres points les opposent : « La chance de Lille, c’est qu’il n’y avait pas de ville moyenne autour, contrairement à Marseille, qui a Aix-en-Provence, Avignon, Toulon… », continue Nicolas Maisetti. Autre différence de taille : Lille 2004 a permis à Martine Aubry d’asseoir sa légitimité. À l’inverse, Jean-Claude Gaudin a dû s’effacer pour des raisons budgétaires : ne pouvant assumer seul le coût des festivités, le maire de Marseille s’est associé aux collectivités. Un choix de cohérence qui l’a obligé à ne pas trop se mettre en avant. Et qui alimente maintenant les critiques sur le manque de suite au niveau politique.
Dans son programme pour les élections municipales, Jean-Claude Gaudin proposait notamment la création d’une « Biennale des arts urbains et contemporains », pour donner une suite à MP2013. Reste à définir son contenu, son calendrier et surtout à lui allouer un budget. « La Biennale aura lieu, il n’y a pas de débat là-dessus. Quand ? Il faut prendre le temps de mettre en place une proposition ambitieuse… On se dirige vers fin 2015, début 2016… », assurait, en mai 2014, l’adjointe à la Culture, Anne-Marie d’Estienne d’Orves à Télérama. Aujourd’hui, Lille fait de la culture un atout pour la cohésion du territoire. Et un moyen de renforcer l’attractivité de la ville. Un exemple à suivre, donc ?

Lire les 4 autres exemples de Métropole à s’inspirer sur le site web de GoMet’

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