LES FOOD TRUCKS STATION

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Christophe ODOUX, gérant du restaurant « Heureux comme Alexandre » et membre du GEPA a lancé récemment un nouveau concept : les FOOD TRUCKS STATION. Vous trouverez ci-dessous l’article paru dans LA PROVENCE du dimande 14 septembre 2014. AIX : LES FOOD TRUCKS SE REGROUPENT ET VARIENT LE MENU Aux Milles, deux Aixois ont créé une aire de stationnement où différents camions de restauration se relaient tous les midis. Le concept fait déjà un carton.

Chaque midi, plusieurs camions stationnent sur un même parking des Milles et l’offre change tous les jours. C’est le concept de Food Truck Station créé par Grégory Goulard et Christophe Odoux.

Depuis la glorieuse époque de la Conquête de l’ouest, tout le monde le sait : les pionniers de l’itinérance ont tout intérêt à se regrouper en cercle et faire front commun pour être plus fort. Grégory Goulard de Lacam (pour la partie marketing) et Christophe Odoux (le restaurateur du duo) ont eu l’idée toute bête d’appliquer le concept aux food trucks (littéralement « camions à nourriture »), ce nouveau mode de restauration de rue qui, débarqué des États-Unis il y a 5-6 ans, fait désormais fureur dans tout l’Hexagone.

Première chose à comprendre, le food truck façon Camion qui fume (la star parisienne de la discipline) n’est pas un snack sur quatre roues. « Il y a une vraie attention au goût et aux produits, confirme Grégory Goulard. L’idée, c’est d’avoir du fait-maison, ou plutôt du fait-camion et pas du surgelé. » Cette mode de la cuisine de rue inventive mais sans prise de tête accompagne complètement la vague des télécrochets de chefs et des émissions qui traquent le bon produit.

Des food trucks (pas tous aussi gourmets que le laisse présager la jolie devanture, là aussi, le marketing existe), il en existe de toute sorte : le roi burger, bien sûr, mais aussi du thaï, du tex-mex, du jambon-beurre qui croustille et du bar à salade. « À l’origine, on avait l’idée de lancer notre propre concept de food truck et, à terme, de le franchiser », raconte Christophe Odoux, lui-même à la tête d’une petite chaîne de six restaurants.

Et dans leurs démarches, les deux compères comprennent vite où se situe le noeud du problème de la cuisine itinérante : « L’emplacement, l’emplacement et l’emplacement ! », résume Grégory Goulard. Sauf les rares rentiers de la cuisine de rue, le candidat food trucker va en effet devoir convaincre un banquier de lui prêter de quoi acheter et équiper son camion. Fine mouche, l’homme d’argent va lui demander si, dans ses plans prévisionnels, il peut déjà lui présenter des clients qui s’engagent à accueillir son futur camion. Le food trucker s’en va donc prospecter les entreprises, mairies, organisateurs d’événements. Qui lui répondent le plus souvent : « D’accord mais où est votre camion ? »… Bref, le serpent monétaire se mord un brin la queue.

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